En bref

Une fiche d'autocontrôle gaz est le document par lequel l'entreprise trace la vérification de ses propres installations de gaz (canalisations, organes de coupure, étanchéité, ventilation des locaux) avant le passage du bureau de contrôle et la mise en gaz. Sur ce lot plus qu'ailleurs, la fiche n'est pas une formalité : c'est la preuve que chaque point sensible a été contrôlé, mesuré et daté avant qu'un tiers ne le vérifie à son tour.

Pourquoi le lot gaz ne pardonne pas l'à-peu-près ?

Parce que le gaz concentre les exigences de sécurité les plus fortes des lots techniques. Un défaut d'étanchéité ou une ventilation insuffisante ne se traduit pas par une réserve esthétique mais par un refus de mise en gaz, qui bloque la mise en service du chauffage et parfois la livraison entière.

Chaufferie d'un collectif, alimentation d'une cuisine professionnelle, réseau intérieur d'un tertiaire : dans tous les cas, l'installation doit être vérifiée avant sa mise en gaz, et le distributeur comme le bureau de contrôle s'appuient sur des justificatifs écrits. En habitation, les installations neuves ou modifiées font l'objet d'un certificat de conformité visé par un organisme agréé, prévu par l'arrêté du 2 août 1977. Les règles de conception et de mise en œuvre relèvent notamment du DTU applicable aux installations de gaz dans les bâtiments.

Concrètement, un contrôleur qui passe sur votre installation ne se contente pas d'un coup d'œil. Il demande des preuves : valeurs d'essai, matériel utilisé, date, opérateur. Si votre autocontrôle interne a produit ces preuves en amont, la visite se déroule sans surprise. S'il n'existe que dans la mémoire du chef d'équipe, chaque question devient un risque. C'est tout l'enjeu d'autocontrôles exploitables face au bureau de contrôle.

Que vérifient les contrôleurs sur une installation de gaz ?

Les contrôleurs vérifient six familles de points, dont le détail varie selon le type de bâtiment et la puissance de l'installation.

Famille de contrôleCe qui est vérifiéCe que la fiche doit tracer
Canalisations et assemblages Matériaux, tracé, fixations, supports, protection mécanique, repérage Tronçon concerné, conformité au plan, photos
Étanchéité Essai en pression du réseau, absence de chute au manomètre Pression d'essai, durée, résultat, appareil utilisé
Organes de coupure Présence, accessibilité et signalisation des vannes de coupure (générale et par appareil) Localisation de chaque organe, manœuvrabilité
Ventilation des locaux Amenées d'air et évacuations dimensionnées et non obstruées Sections, positions, état à la date du contrôle
Évacuation des produits de combustion Conduits, raccordements, ventouses conformes à la notice et aux règles de l'art Type d'évacuation, contrôle visuel, photos
Mise en gaz Purge, contrôle final, essais de fonctionnement des appareils Date, opérateur, valeurs relevées

Faites défiler le tableau horizontalement.

Trois de ces familles reviennent le plus souvent dans les remarques :

Que doit contenir une fiche d'autocontrôle gaz ?

Une fiche d'autocontrôle gaz identifie d'abord l'ouvrage contrôlé sans ambiguïté : bâtiment, niveau, local, tronçon ou appareil, idéalement repéré sur le plan. Elle liste ensuite les points de contrôle par famille, avec pour chacun un résultat explicite (conforme, non conforme, sans objet), les valeurs mesurées quand il y en a (pression d'essai, durée), et l'identité de celui qui a contrôlé, avec la date.

Enfin, elle prévoit la preuve : photo du manomètre, photo de la vanne signalée, photo de l'amenée d'air dégagée.

La logique est la même que pour les autres lots techniques : une fiche par type d'ouvrage plutôt qu'une fiche fourre-tout, pour rester exploitable le jour où le bureau de contrôle, ou un expert, demande à voir. C'est le principe déjà détaillé dans notre article fiche d'autocontrôle CVC, qui s'applique trait pour trait au gaz.

Modèle de fiche d'autocontrôle gaz à télécharger

Nos fiches d'autocontrôle énergie et fluides spéciaux comprennent trois trames gaz : réseau de gaz combustible, détente et comptage, organes de coupure et détection. Elles sont gratuites, s'utilisent telles quelles sur papier, ou s'importent dans FunBIM pour être remplies directement sur le plan.

Remplir la fiche sur le plan plutôt qu'au bureau

Sur un réseau gaz, chaque tronçon, chaque vanne et chaque local ventilé a une position : c'est sur le plan que la fiche prend son sens.

Chaque tronçon, chaque vanne, chaque local a une position

FunBIM est un logiciel français de suivi de chantier 2D/3D pour les entreprises du BTP et les lots techniques : levée de réserves et OPR, autocontrôles, GED, avancement en temps réel.

Pour le lot gaz, l'intérêt est direct : chaque tronçon, chaque vanne, chaque local ventilé est localisé sur le plan, et la fiche d'autocontrôle s'ouvre depuis l'objet concerné, sur tablette ou smartphone. Les valeurs d'essai sont saisies sur place, la photo du manomètre est rattachée au bon tronçon, et chaque saisie est horodatée avec le nom de la personne.

En sous-sol ou en chaufferie, là où le réseau passe rarement, le mode hors connexion prend le relais : fiches remplies en local, synchronisation automatique dès le retour du signal, sans bouton à penser à presser. Le jour du passage du contrôleur, les fiches se regroupent dans un rapport, au lieu d'une pochette de fiches papier à reconstituer.

FunBIM propose des fiches prêtes à l'emploi, et si vous préférez garder les vôtres, FunBIM les intègre directement. Le fonctionnement pour les lots techniques est détaillé sur la page FunBIM pour les entreprises techniques, et les tarifs sont publics sur la page tarifs.

En vidéoComment optimiser vos autocontrôles de A à Z sur FunBIM ? En vidéoDécouvrez comment exporter vos autocontrôles avec photos et commentaires dans FunBIM

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'une fiche d'autocontrôle gaz ?

C'est le document par lequel l'entreprise trace la vérification de sa propre installation de gaz avant le contrôle d'un tiers. Elle couvre au minimum les canalisations, l'essai d'étanchéité, les organes de coupure, la ventilation des locaux et la mise en gaz, avec valeurs mesurées, date et nom de l'opérateur.

Que vérifie un contrôleur sur une installation de gaz ?

Il vérifie la conformité des canalisations et assemblages, l'étanchéité du réseau (essai en pression), la présence et l'accessibilité des organes de coupure, la ventilation des locaux et l'évacuation des produits de combustion. Il s'appuie sur les justificatifs écrits de l'entreprise, d'où l'importance d'autocontrôles tracés.

Un certificat de conformité gaz est-il obligatoire ?

En habitation, oui pour les installations neuves ou modifiées : l'arrêté du 2 août 1977 impose un certificat de conformité, visé par un organisme agréé, avant la mise en gaz. Les autres bâtiments suivent leurs propres règles, mais le principe reste le même : pas de mise en gaz sans justificatifs écrits.

Quels contrôles gaz sont le plus souvent relevés ?

L'étanchéité quand l'essai n'est pas tracé, les organes de coupure inaccessibles ou non signalés, et les amenées d'air obstruées par d'autres corps d'état. Une photo datée de chaque point au moment du contrôle évite la discussion.

Peut-on remplir une fiche d'autocontrôle gaz sur tablette ?

Oui. Dans FunBIM, la fiche s'ouvre depuis le tronçon ou l'appareil localisé sur le plan et se remplit sur tablette, y compris hors connexion en chaufferie ou en sous-sol. La synchronisation est automatique au retour du signal et les fiches se regroupent dans un rapport sans ressaisie.

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