Réponse directe

Une fiche d’autocontrôle CVC est le document par lequel l’entreprise de génie climatique atteste elle-même de la conformité de ce qu’elle a posé, avant que le maître d’œuvre ne vienne le vérifier. Elle liste les points à contrôler, l’état constaté, la date et le signataire. Bien tenue, elle transforme une non-conformité en correction gratuite au lieu d’une réserve payante.

Cette page explique ce qu’elle doit contenir, et propose un modèle prêt à utiliser.

À quoi elle sert vraiment

L’autocontrôle n’est pas un formalisme administratif. C’est un déplacement du moment de la détection.

Sans autocontrôle, la non-conformité est découverte par le maître d’œuvre en OPR. Elle devient une réserve : reprise à la charge de l’entreprise, déplacement d’une équipe déjà repartie, solde bloqué. Avec autocontrôle, elle est vue par le compagnon le jour de la pose, et corrigée dans la foulée.

C’est aussi la pièce que le maître d’œuvre réclame au dossier des ouvrages exécutés, et celle qui protège l’entreprise en cas de contestation ultérieure.

Ce que doit contenir une fiche d’autocontrôle CVC

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Une fiche exploitable tient sur une page et couvre six blocs.

L’identification : chantier, zone ou local, lot, entreprise, date, nom du contrôleur.

Le repérage : la référence de l’équipement ou du tronçon, et son emplacement sur le plan. C’est le bloc le plus souvent bâclé, et celui qui rend la fiche inutilisable trois mois plus tard.

Les points de contrôle, propres au type d’ouvrage : supportage et fixations, étanchéité des réseaux, calorifuge, sens de montage, accessibilité pour maintenance, repérage et étiquetage, raccordements électriques des équipements.

L’état constaté : conforme, non conforme, sans objet. Pas de case « à revoir », c’est ce qui produit les listes qui ne se ferment jamais.

Les actions correctives avec leur date de reprise.

La signature du contrôleur, et son visa hiérarchique si le marché l’exige.

Les points de contrôle par type d’ouvrage

Le contenu change selon ce qui est posé : réseaux aérauliques, réseaux hydrauliques, centrale de traitement d’air, groupe froid, pompe à chaleur, terminaux. Le modèle téléchargeable est décliné pour ces cas.

Recevoir le modèle de fiche d’autocontrôle de votre choix, prêt à être utilisé sur chantier.

Télécharger gratuitement les fiches d’autocontrôle CVC →

Le problème du papier

Une fiche papier remplie sur le chantier doit être photographiée, nommée, classée, puis retrouvée au moment du DOE. Sur un chantier à plusieurs centaines de points de contrôle, c’est une charge de conduite de travaux à part entière, et c’est la raison pour laquelle les autocontrôles sont si souvent reconstitués après coup.

Dans FunBIM, la fiche se remplit depuis la tablette, se rattache au point du plan, et le PV par lot se génère automatiquement. Les templates FunBIM sont fournis ; les trames existantes de l’entreprise s’intègrent telles quelles.

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Questions fréquentes

FAQ sur les fiches d'autocontrôle CVC

Où trouver un modèle de fiche d'autocontrôle CVC ?

Un modèle gratuit est téléchargeable sur cette page. Il couvre les réseaux aérauliques et hydrauliques, les centrales de traitement d'air et les terminaux.

Qui doit signer la fiche d'autocontrôle ?

Le compagnon ou le chef d'équipe qui a réalisé le contrôle. Certains marchés exigent un visa complémentaire de l'encadrement.

Autocontrôle et COPREC, quelle différence ?

L'autocontrôle est réalisé par l'entreprise sur son propre ouvrage. Les essais COPREC relèvent d'un référentiel d'essais technique dont les procès-verbaux sont exigés au dossier. Les deux sont complémentaires et ne se substituent pas.

Peut-on faire ses autocontrôles sur tablette ?

Oui. C'est même le seul moyen d'éviter la reconstitution en fin de chantier, puisque la fiche est rattachée au point du plan au moment de la pose.