En bref

Les essais COPREC sont les essais de fonctionnement que les entreprises réalisent sur les installations techniques d'un bâtiment avant la réception, au titre de la mission de contrôle technique de la construction. Leur résultat est consigné dans des procès-verbaux transmis au contrôleur technique, qui les examine avant de rendre son avis sur l'ouvrage. Depuis 2019, les anciens PV COPREC ont été remplacés par les attestations d'essais de fonctionnement de l'AQC, mais le nom est resté dans le langage de chantier.

Sur le terrain, « passer le COPREC » est souvent vécu comme une épreuve de fin de chantier : une liste d'essais à produire dans l'urgence, des PV à retrouver ou à refaire, un contrôleur qui attend. Cet article explique d'où vient ce référentiel, quels lots sont concernés, comment se déroule la séquence, et comment arriver à cette étape avec un dossier déjà constitué plutôt qu'à reconstituer.

Précision de méthode : les documents de référence sur les essais de fonctionnement évoluent. Cet article en donne une lecture généraliste ; le détail applicable se vérifie sur les documents en vigueur et sur le contrat de contrôle technique de votre opération.

D'où viennent les essais COPREC ?

COPREC désigne la Confédération des organismes indépendants tierce partie de prévention, de contrôle et d'inspection, qui regroupe les organismes de contrôle et a pris le nom de Filiance. Dans la construction, son nom est passé dans le langage courant pour désigner deux documents techniques de référence : l'un listait les essais de fonctionnement à réaliser par les entreprises sur les installations, l'autre fournissait les modèles de procès-verbaux correspondants.

Depuis 2019, ces PV ont laissé la place aux attestations d'essais de fonctionnement pilotées par l'Agence Qualité Construction (AQC), téléchargeables gratuitement sur son site. Elles visent les ouvrages courants : maisons individuelles, petits collectifs et petit tertiaire. Sur les opérations plus importantes, le contenu des PV reste défini avec le contrôleur technique.

Le principe de fond, lui, ne varie pas : ce n'est pas le contrôleur technique qui réalise les essais, ce sont les entreprises. Le contrôleur technique définit les essais attendus sur l'opération, puis examine les PV produits. L'entreprise qui découvre la liste des essais au moment où on lui réclame les PV a déjà perdu la partie calendaire.

Quels lots et quels essais COPREC ?

Les essais COPREC visent les installations techniques du bâtiment. Les lots les plus concernés sont le génie climatique et l'électricité, mais le périmètre est plus large.

LotExemples d'essais typiquement attendusPV associé
CVC / génie climatique Débits d'air, essais de fonctionnement des équipements, températures, mise en service PV d'essais aérauliques et hydrauliques ; attestations AQC ventilation, chauffage et ECS sur les ouvrages courants
Électricité CFO Continuité des conducteurs de protection, isolement, déclenchement des protections différentielles PV d'essais électriques ; attestations AQC logements et services généraux
Électricité CFA Fonctionnement des installations de sécurité concernées (alarme, éclairage de sécurité) PV par installation
Plomberie Essais de pression des réseaux, fonctionnement des équipements sanitaires PV d'essais de pression ; attestations AQC réseaux d'eau et d'évacuation
Désenfumage Fonctionnement des dispositifs, commandes, asservissements PV de fonctionnement

Faites défiler le tableau horizontalement.

Ce tableau est une grille de lecture, pas une liste contractuelle : sur chaque opération, la liste opposable est celle définie avec le contrôleur technique.

Comment se déroulent les essais, de la programmation aux PV ?

La séquence type se joue en quatre temps.

  1. La programmation : identifier, dès la période de préparation, les essais attendus sur votre lot, et les inscrire au planning avant les OPR plutôt qu'après.
  2. La réalisation : les essais sont faits par vos équipes, avec les appareils de mesure adaptés, sur des installations terminées et alimentées. Un essai sur une installation incomplète est un essai à refaire.
  3. La formalisation : chaque essai donne lieu à un PV daté et signé reprenant les valeurs mesurées, l'équipement concerné et sa localisation.
  4. La transmission : les PV partent au contrôleur technique, qui peut demander des compléments, des reprises, ou assister à certains essais.

Un mot sur le calendrier, car c'est là que tout se joue. Les essais doivent être planifiés avant les OPR, pas en parallèle : une installation qui échoue à un essai génère une reprise, puis un nouvel essai, et ce cycle doit tenir avant la réception. C'est d'ailleurs pour cela que les essais techniques ralentissent souvent la réception.

Sur les lots CVC et électricité, cela suppose aussi de séquencer les prérequis : alimentation définitive, équilibrages faits, GTB opérationnelle si elle conditionne l'essai. Un planning d'essais construit en préparation de chantier, lot par lot, vaut mieux que la meilleure des mobilisations de dernière semaine.

Ce qui fait échouer la séquence est rarement l'essai lui-même. C'est la traçabilité : des essais réellement faits mais jamais formalisés, des PV incomplets (valeur sans localisation, localisation sans valeur), des écarts entre le plan et l'installation réelle découverts pendant l'essai, ou tout simplement un dossier éparpillé entre papier, tableurs et boîtes mail que personne ne peut assembler dans le délai demandé.

Arriver aux essais COPREC avec un dossier déjà constitué

La meilleure préparation aux essais COPREC est un autocontrôle continu pendant le chantier. Si chaque équipement a déjà sa fiche d'autocontrôle remplie, localisée sur le plan et accompagnée de ses mesures, la campagne d'essais de fin de chantier devient une vérification, pas une découverte.

Pour le lot électrique, la fiche d'autocontrôle électrique prépare directement les essais de continuité des terres, d'isolement et de différentiels ; pour le génie climatique, la fiche d'autocontrôle CVC joue le même rôle sur les débits et les mises en service. C'est ce qui rend vos autocontrôles exploitables face au bureau de contrôle.

Le dossier d'essais se constitue au fil de l'eau, pas la veille de la visite

FunBIM est un logiciel français de suivi de chantier 2D/3D pour les entreprises du BTP et les lots techniques : levée de réserves et OPR, autocontrôles, GED, avancement en temps réel.

Chaque équipement est localisé sur le plan 2D ou la maquette 3D ; la fiche d'essai s'ouvre depuis l'équipement, se remplit sur tablette avec les valeurs mesurées et les photos, horodatée avec le nom de la personne, y compris hors connexion en local technique. FunBIM propose des fiches prêtes à l'emploi, et si vous préférez garder vos trames de PV, FunBIM les intègre directement. Le dossier d'essais d'un lot s'exporte en un rapport, au lieu d'être reconstitué la veille de la visite.

En vidéoComment optimiser vos autocontrôles de A à Z sur FunBIM ? En vidéoDécouvrez comment exporter vos autocontrôles avec photos et commentaires dans FunBIM

Le fonctionnement pour les lots techniques est détaillé sur la page FunBIM pour les entreprises techniques, et les tarifs sont publics sur la page tarifs.

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un essai COPREC ?

C'est un essai de fonctionnement réalisé par l'entreprise sur une installation technique (CVC, électricité, plomberie, désenfumage notamment) avant la réception du bâtiment. Le résultat est consigné dans un procès-verbal ou une attestation transmis au contrôleur technique, qui l'examine au titre de sa mission.

Par quoi les PV COPREC ont-ils été remplacés ?

Depuis 2019, les attestations d'essais de fonctionnement publiées par l'Agence Qualité Construction (AQC) se substituent aux anciens PV COPREC. Elles visent les ouvrages courants (maisons individuelles, petits collectifs, petit tertiaire) et couvrent notamment l'électricité, la plomberie, la ventilation, le chauffage et l'eau chaude sanitaire.

Les essais COPREC sont-ils obligatoires ?

Ils s'imposent lorsque la mission de contrôle technique de l'opération les prévoit, ce qui est le cas sur la plupart des opérations avec contrôleur technique. Le périmètre exact dépend du contrat de contrôle et des documents de référence en vigueur.

Qui réalise les essais COPREC et qui les valide ?

Les essais sont réalisés par les entreprises titulaires des lots, avec leurs propres moyens de mesure. Le contrôleur technique ne les exécute pas : il définit ce qui est attendu, examine les PV et peut demander des reprises ou assister à certains essais.

Quand programmer les essais COPREC sur un chantier ?

Dès la période de préparation, en les inscrivant au planning avant les OPR. Une installation qui échoue à un essai génère une reprise puis un nouvel essai, et ce cycle doit tenir avant la réception.

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