En bref

Une fiche d'autocontrôle désenfumage est un document par lequel l'installateur vérifie et atteste lui-même la conformité de son installation de désenfumage : exutoires ou volets, commandes, cheminements des réseaux, ventilateurs et essais de fonctionnement. Sur un lot de sécurité incendie, cette traçabilité n'est pas un confort : elle prépare directement le passage du bureau de contrôle, la mise au point du SSI et, en ERP, la commission de sécurité.

Pourquoi l'autocontrôle désenfumage prépare les essais ?

Le désenfumage a une particularité : il ne sert jamais en exploitation normale, et doit fonctionner parfaitement le jour où tout va mal. Toute la vérification repose donc sur des essais, et un essai de fin de chantier qui échoue sur un volet bloqué ou un asservissement muet coûte cher en reprises et en re-convocations. L'autocontrôle sert exactement à cela : vérifier chaque composant au fil de la pose, pour que les essais finaux confirment au lieu de découvrir.

Le cadre applicable dépend du type de bâtiment : en ERP, le désenfumage relève notamment de l'instruction technique IT 246, approuvée par l'arrêté du 22 mars 2004 ; l'installation s'inscrit dans le système de sécurité incendie (SSI) et ses règles propres. La fiche présentée ici est une checklist générique de bonne pratique, à adapter au CCTP, aux notices fabricants et au cahier du coordinateur SSI, qui restent les références du projet.

Que contrôler sur une fiche d'autocontrôle désenfumage ?

Une fiche d'autocontrôle désenfumage se découpe par famille de composants, de la pose jusqu'aux essais : six blocs, chacun avec ses points de contrôle.

ÉtapePoints de contrôle types
Exutoires et ouvrants (désenfumage naturel) Implantation et surfaces conformes aux plans, fixation et étanchéité en toiture ou façade, course d'ouverture complète et non entravée, mécanismes (vérins, treuils, cartouches) conformes à la notice, amenées d'air correspondantes présentes et libres
Volets et clapets (désenfumage mécanique) Repérage et emplacement conformes, sens et course d'ouverture vérifiés, fixation dans les parois, accessibilité des mécanismes, position d'attente correcte
Réseaux et conduits Tracé conforme, section et étanchéité des conduits, traversées de parois traitées (rebouchage, résistance au feu prescrite respectée), supportage adapté
Ventilateurs de désenfumage Implantation et fixation, caractéristiques conformes à la prescription (tenue au feu prescrite par le CCTP), raccordements électriques et liaisons résistantes au feu, alimentation de sécurité selon prescription, accessibilité de maintenance
Commandes et asservissements Commandes manuelles repérées, accessibles et à la bonne hauteur, raccordement au SSI ou aux coffrets de relayage, scénarios de mise en sécurité conformes au cahier du coordinateur SSI, signalisations d'état fonctionnelles
Essais Essai de chaque commande, ouverture effective des volets et exutoires zone par zone, démarrage des ventilateurs, temps de réponse observés, remise en position d'attente, consignation des résultats essai par essai

Faites défiler le tableau horizontalement.

Chaque ligne se conclut par un statut (conforme / non conforme / sans objet), une photo datée et le nom de l'opérateur. Sur ce lot plus qu'ailleurs, la consignation des essais (zone, composant, résultat, date, opérateur) constitue le dossier que demanderont le bureau de contrôle et le coordinateur SSI. C'est elle qui rend vos autocontrôles exploitables face au bureau de contrôle.

Le désenfumage est aussi un lot d'interfaces : les amenées d'air dépendent souvent des menuiseries, les traversées de parois du gros œuvre ou du plaquiste, les alimentations de sécurité de l'électricien. La fiche gagne à consigner explicitement l'état de ces interfaces au moment du contrôle (paroi refermée ou non, alimentation disponible ou non), car c'est là que naissent les litiges de fin de chantier : une réserve sur un rebouchage mal traité se discute très différemment selon qu'on dispose, ou non, d'une photo datée de la traversée avant fermeture.

Lier l'autocontrôle au plan : la traçabilité qui reste

Un désenfumage se contrôle composant par composant, et chaque composant a une position : c'est sur plan que la traçabilité prend son sens.

Le contrôle se fait sur l'objet, pas sur une ligne de tableur

FunBIM est un logiciel français de suivi de chantier 2D/3D pour les entreprises du BTP et les lots techniques : levée de réserves et OPR, autocontrôles, GED, avancement en temps réel.

Les fiches d'autocontrôle sont organisées par lot : FunBIM en propose de prêtes à l'emploi, et si vous préférez garder les vôtres, FunBIM les intègre directement. Chaque contrôle se remplit sur tablette ou smartphone, horodaté avec le nom de la personne, photo localisée sur le plan, et l'avancement se pointe directement sur l'objet du plan (stabilotage) : volet par volet, exutoire par exutoire. Hors connexion, fiches et observations se remplissent en local et se synchronisent au retour du signal.

En vidéoComment optimiser vos autocontrôles de A à Z sur FunBIM ?

Le désenfumage croise en permanence le lot courants forts / courants faibles : alimentations, relayage, SSI. La fiche d'autocontrôle électrique se tient donc en parallèle de celle-ci. Le fonctionnement de FunBIM pour ces lots est détaillé sur la page suivi de chantier sprinkler et sécurité incendie, et les tarifs des licences sont publics sur la page tarifs.

En vidéoDécouvrez comment exporter vos autocontrôles avec photos et commentaires dans FunBIM

Questions fréquentes

Que doit contenir une fiche d'autocontrôle désenfumage ?

L'identification du chantier, de la zone de désenfumage et de l'opérateur, puis les contrôles par famille de composants : exutoires ou volets (implantation, course, fixation), réseaux et traversées de parois, ventilateurs, commandes et asservissements au SSI, et la consignation des essais zone par zone avec résultat, date et nom de l'opérateur.

Quand faire les essais de désenfumage sur un chantier ?

Par étapes : contrôles de pose au fil du chantier (avant fermeture des faux plafonds et gaines), essais composant par composant dès la mise sous tension, puis essais de scénarios complets avec le coordinateur SSI avant le passage du bureau de contrôle. Un essai final ne doit jamais être la première fois qu'un volet s'ouvre.

Qui vérifie le désenfumage à la réception d'un bâtiment ?

L'entreprise réalise ses autocontrôles et essais, le coordinateur SSI orchestre les essais d'ensemble, le bureau de contrôle vérifie la conformité, et en ERP la commission de sécurité s'appuie sur ces éléments. Le dossier d'autocontrôle de l'entreprise est la première pièce de cette chaîne de preuve.

Quelle différence entre désenfumage naturel et mécanique sur la fiche ?

En désenfumage naturel, la fiche porte sur les exutoires, les ouvrants et les amenées d'air : course d'ouverture, mécanismes, fixation. En désenfumage mécanique, elle porte sur les volets, les conduits et les ventilateurs. Les commandes, les asservissements au SSI et les essais sont communs aux deux.

Peut-on utiliser ses propres fiches d'autocontrôle désenfumage dans FunBIM ?

Oui. FunBIM propose des fiches prêtes à l'emploi, et si vous préférez garder les vôtres, FunBIM les intègre directement, y compris par import depuis Excel. Chaque fiche se remplit sur tablette ou smartphone, avec photo localisée sur le plan.

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